UN APPEL A L'ANGOISSE (1)

Publié le par DP

Par D. Wilkerson



Voulez-vous ouvrir vos bibles au 1er chapitre du livre de Néhémie, s'il vous plaît? Néhémie, chapitre 1er. Merci de laisser vos bibles ouvertes sur vos tablettes, nous y reviendrons dans le cours de mon message, ce soir.

Ce serait pour moi difficile de prêcher ceci si… je devais me fier à ma propre chair qui me dit que je… je prêche trop de messages durs. Il y a eu des moments dans le passé où j'ai dit au Seigneur : "Seigneur, ne peux-Tu pas me donner un message joyeux?"…

 

(David Wilkerson a la voix qui se serre, tout ému)

 

Seigneur, je ne peux pas… Je suis trop âgé pour jouer, pour perdre du temps en absurdités, et je suis fatigué des rhétoriques, des rhétoriques qui n'ont aucun sens, et qui ne changent jamais rien. Seigneur, aide-moi seulement. Aide-moi.

 

Les amis, je suis fatigué d'entendre parler de réveil. Je suis fatigué d'entendre parler du renouveau, de l'effusion du Saint-Esprit dans les derniers jours. J'ai entendu cette rhétorique pendant cinquante ans. C'est juste de la rhétorique. Cela n'a pas le moindre sens. Je suis fatigué d'entendre parler des gens dans l'Eglise qui disent qu'ils veulent que leurs bien-aimés soient sauvés. Je suis fatigué d'entendre les gens dire : « Je me fais du souci pour mon mariage en crise » quand ce ne sont que des mots. C'est de la rhétorique.
Je ne veux plus entendre les discours qui décrivent à quel point l'Amérique est devenue immorale, combien la société est devenue impie, combien les affaires sont devenues corrompues. Je suis fatigué d'entendre dire que l'islam est en train de prendre le contrôle et que les chrétiens perdent de leur puissance; à quel point l'Eglise est devenue morte, car cela, c'est aussi de la rhétorique - cela n'a aucun sens.

 

A bas toutes nos conférences sur le mode « comment faire ceci ou faire cela », parce qu'elles n'accomplissent rien , comment faire face à telle chose; comment construire une plus grande église; comment toucher les perdus; comment améliorer les talents de vos chrétiens; et comment avoir un impact sur le monde dans cette époque d'ordinateurs.

 

Quand j'observe toute la scène religieuse d'aujourd'hui, tout ce que je vois, ce sont des inventions et des ministères humains et charnels.

 

Et je vois davantage le monde rentrer dans l'Eglise et avoir un impact sur l'Eglise, que l'Eglise avoir un impact sur le monde.

 

Je vois que la musique prend le contrôle de la Maison de Dieu. Je vois les distractions envahir la Maison de Dieu, et l'obsession pour les divertissements dans la Maison de Dieu, une hantise pour la correction et une hantise pour les réprimandes. Personne ne veut plus en entendre parler!

 

Dites-moi donc, combien d'églises avez-vous visitées récemment, combien d'églises connaissez-vous où, lorsque vous y pénétrez, le Saint-Esprit agit de façon si forte que chacun de vos péchés est ramené devant vos yeux, par la grâce pleine d'amour de Dieu?

 

A quand remonte la dernière fois où vous avez été à l'église et où vous avez vu les jeunes sous une telle conviction de péché parce que le peuple de Dieu a eu le visage contre terre? et qu'il y a un tel fardeau, qu'il y a une telle agonie que les jeunes gens tombent sur leur face, invoquant Dieu, parce que des chrétiens ont réclamé au Seigneur qu'Il répande du ciel la conviction du péché?

 

Dans combien d'églises avez-vous été dernièrement où vous avez entendu une parole venant de la chaire, une parole qui brûlait si fort dans votre âme que vous saviez qu'elle venait du cœur de Dieu? J'espère que vous l'entendez ici.

 

Qu'est-il donc arrivé à l'angoisse dans la Maison de Dieu?

Qu'est-il donc arrivé à l'angoisse dans le ministère pour que vous n'en entendiez pas parler dans cette époque où l'on vit aux petits soins?
Vous n'en entendez pas parler.

 

L'angoisse signifie douleur extrême, détresse; l'émotion est si vive qu'elle devient douloureuse, aiguisée; c'est une douleur intérieure profondément ressentie à cause de votre condition, des conditions en vous et autour de vous.
L'angoisse… Une profonde douleur et le chagrin…
Et l'agonie du cœur de Dieu.

 

Nous nous sommes cramponnés à notre rhétorique religieuse et à tous nos discours sur le réveil, mais nous sommes devenus si passifs que nos soi-disant réveils, nos émois ne sont que de très courte durée. Et lorsque les réveils et les renouveaux de courte durée viennent de la main de Dieu, ils sont de si courte durée. Et dans ces moments, nous promettons à Dieu que nous ne retournerons plus jamais à notre passivité. Il se passe à peine quelques semaines ou quelques mois et nous retombons, et cette fois, nous retombons plus bas encore dans la passivité qu'au départ!

 

Je parle par expérience!

 

Et nous disons : « Cette fois, Dieu, c'est pour la vie que Tu m'as touché. Je ne serai plus jamais le même! » C'est comme un feu d'artifice : une forte explosion, beaucoup de bruit, et ensuite ça s'éteint! (David Wilkerson crie).

 

Toute passion véritable pour Christ naît de l'angoisse.

 

Toute passion véritable pour Christ est issue d'un baptême d'angoisse. Si vous cherchez dans les Ecritures, vous trouverez que lorsque Dieu est déterminé à restaurer une situation en ruines, Il va Se chercher un homme de prière, et Il le fait descendre dans les eaux de l'angoisse. Il lui partage Sa propre angoisse par rapport à ce qu'Il voit survenir dans Son Eglise et dans Son peuple, et Il se trouvera un homme de prière et Il prendra cet homme et le baptisera littéralement dans l'angoisse.

 

Vous trouvez ceci dans le livre de Néhémie : Jérusalem est en ruines. C'était le centre d'intérêt de Dieu sur la terre en ce temps-là, la ville sainte, et elle est complètement dévastée, et elle est remplie d'iniquité : des mariages mixtes avec les païens; ils asservissaient leur propre peuple, en faisant des pauvres des esclaves. La Maison de Dieu était polluée par des souillures. Le grand sacrificateur était soudoyé par Tobija, un vaurien païen. Et comment donc Dieu va-t-Il prendre en main pareille situation? Comment donc Dieu va-t-Il restaurer les ruines? Comment fait-Il? Que fait-Il? (David Wilkerson élève la voix).

 

Voyez-vous, nous faisons face à une situation similaire sauf que la nôtre est mille fois pire. Nous sommes à l'époque où les hommes, selon les prophéties de Jésus, avanceront toujours plus dans le mal. C'est exactement ce qui arrive aujourd'hui. L'Eglise est paralysée par toutes sortes d'échecs : agressions d'enfants, incestes, adultères,…

 

Nous avons une nation, un pays « chrétien » qui est inondé de films pornographiques, à tel point que le monde entier en rougit. Et maintenant, selon le New York Times, il y a un nouveau film qui vient du Festival de Cannes et qui est sur le point d'atteindre les côtes des Etats-Unis, dans lequel sont montrés des enfants de 13-14 ans ayant toutes sortes de relations sexuelles indicibles avec des adultes!

 

Et ils ont dit au Festival de Cannes que c'est pour eux un sujet de gloire!

 

Non seulement nous avons enlevé l'enveloppe, mais nous avons franchi la limite! Et l'Amérique approuve maintenant cela! (David Wilkerson crie son indignation).

 

La ruine et le chaos moral corrompent aussi la Maison de Dieu.

 

Comment expliqueriez-vous sinon qu'il se trouve des multitudes de chrétiens qui rentrent chez eux et regardent HBO, une émission que je n'ai jamais vue - je n'ai pas la télévision - mais je l'ai lu dans le journal d'aujourd'hui, dans le New York Times, une émission qui s'intitule « Les Sopranos ». Il s'agit d'une histoire de mafia : il n'y a que des meurtres, des assassinats et du sexe. Des escroqueries, des mensonges ! La mafia ! Et des millions de chrétiens maintenant, aux Etats-Unis, se réunissent pour parler du prochain épisode, et ils en sont devenus dépendants.

 

Dépendants!

 

Pour certains d'entre vous qui êtes maintenant même en train de m'écouter, c'est là votre émission favorite. Ne riez pas!

 

C'est une question de vie ou de mort ! Êtes-vous venu ici ce soir, avez-vous levé les mains et chanté des chants et passé un bon moment, tout en sachant que vous regardez ce film?

 

Je crois à l'amour de Dieu. J'ai prêché la miséricorde, la grâce et l'amour, l'amour venant de l'alliance. Je crois à la prédication de la bonté et de la patience de Christ. Mais des multitudes aujourd'hui sont en train d'être saturées par des sermons qui disent : « Tout est en ordre, tout va bien »! Et vous avez des gens maintenant qui sont en train de changer la grâce de Dieu en dissolution. Nous sommes devenus comme les enfants d'Israël qui disaient les bonnes paroles.

 

Mais voici ce que Dieu a dit : « J’ai entendu les paroles que ce peuple t’a adressées: tout ce qu’ils ont dit est bien. Oh! S’ils avaient toujours ce même cœur pour Me craindre et pour observer tous Mes commandements, afin qu’ils fussent heureux à jamais, eux et leurs enfants! » (Deutéronome 5:28-29).

 

Oh! vous dites de bonnes paroles, vous chantez les bons chants, mais votre cœur n'est pas droit ! (David Wilkerson crie.)

 

Néhémie, chapitre 1, versets 1 à 3: « Paroles de Néhémie, fils de Hacalia. Au mois de Kisleu, la vingtième année, comme j’étais à Suse, dans la capitale, Hanani, l’un de mes frères, et quelques hommes arrivèrent de Juda. Je les questionnai au sujet des Juifs réchappés qui étaient restés de la captivité, et au sujet de Jérusalem. Ils me répondirent : Ceux qui sont restés de la captivité sont là dans la province, au comble du malheur et de l’opprobre; les murailles de Jérusalem sont en ruines, et ses portes sont consumées par le feu." (Néhémie 1:1-3).

 

Voici la nouvelle qui fut rapportée à Néhémie par une délégation venant de la ville en ruines de Jérusalem : « Jérusalem est dévastée, la muraille est dévastée. Tout est en ruines, complètement en ruines. »

 

Maintenant, ces hommes, je suis certain qu'ils étaient des hommes pieux, mais ils n'avaient pas la moindre idée de ce que Dieu allait faire. Et tout ce qu'ils pouvaient voir, c'étaient les ruines, la dévastation, le désespoir et la détresse.

 

Verset 4: « Lorsque j’entendis ces choses, je m’assis, je pleurai, et je fus plusieurs jours dans la désolation. Je jeûnai et je priai devant le Dieu des cieux. » (Néhémie 1:4).

 

Voyez-vous, quand Dieu a trouvé un homme de prière, Il le plonge dans les eaux du baptême de l'angoisse.
Cet homme descend dans l'angoisse !

 

Et au verset 6: « Ecoute la prière que ton serviteur t’adresse en ce moment, jour et nuit, pour tes serviteurs les enfants d’Israël, en confessant les péchés des enfants d’Israël, nos péchés contre toi; car moi et la maison de mon père, nous avons péché. »(Néhémie 1:6).

 

Ecoutez ceci, mes amis, Néhémie n'était pas un prédicateur, c'était un homme de prière, il était échanson du roi; il vivait dans le confort, il vivait dans la royauté, il avait des serviteurs pour ainsi dire. Mais c'était un homme de prière. Et Dieu a trouvé un homme qui n'a pas seulement eu une émotion passagère, quelque soudain sursaut de préoccupation et qui ensuite le laisse s'éteindre. Il a dit : « Non, je tombai dans la désolation, et je pleurai, et je m'affligeai, et je jeûnai. Et ensuite, je commençai à prier jour et nuit. »  Quand j'entendis la nouvelle, je pleurai.

Pourquoi son frère Hanani, pourquoi ces autres hommes - parce que plus tard Hanani allait être nommé gouverneur de la ville - pourquoi n'avaient-ils pas obtenu de réponse?

 

Pourquoi Dieu ne les a-t-Il pas utilisés dans la restauration, pourquoi n'avaient-ils eu aucune parole?

 

Parce qu'il n'y avait pas eu chez eux le moindre signe d'angoisse ! Pas de larmes; pas une seule parole de prière !

 

Rien que des ruines, c'était tout ce qu'ils voyaient. Est-ce que cela ne vous fait rien du tout qu'aujourd'hui la Jérusalem spirituelle de Dieu, l'Eglise, ait épousé le monde? Qu’il y ait une telle indifférence en train d'envahir le pays?

 

Il y a tant de personnes de ma connaissance qui étaient des amis à moi et que je vois tomber, l'une après l'autre, maris et femmes, dans une telle passivité. Elles se rendent dans des églises où elles peuvent trouver des messages légers, ne voulant plus entendre parler de ce qui touche à la colère, à la correction !

 

Certaines d'entre elles étaient mes amis les plus proches ! Je les vois tomber sur les côtés de l'allée. Cela ne vous fait-il rien? Plus proche de vous, n'êtes-vous pas préoccupés par la Jérusalem qui se trouve dans vos propres cœurs, le signe indiquant la ruine qui lentement dessèche la puissance spirituelle et la passion? L’aveuglement par rapport à la tiédeur, par rapport au mélange qui pénètre à l'intérieur?

 

Voyez-vous, lorsque l'aveuglement spirituel vient, très peu le reconnaissent. C'est la dernière chose de reconnaissable qui survient à un enfant de Dieu.

 

Si moi, en tant que pasteur, je vous connaissais personnellement et que je veillais sur votre vie et qu'en tant qu'un des pasteurs de l'église, je venais vous dire : « Je vous aime, mais je dois vous dire la vérité. Vous êtes en train de changer. Vous n'êtes plus ce que vous étiez autrefois. Il y a quelque chose du monde qui est rentrée dans votre cœur. Je ne sais pas si c'est la télévision, je ne sais pas la chose qui possède votre cœur, mais je vois des changements en vous. Je ne vois pas le brisement, je ne vois pas la compassion qu'autrefois vous aviez pour votre famille. Je ne vois pas que vous vous souciez de vos bien-aimés qui ne sont pas sauvés. Vous êtes en train de changer. Petit à petit, quelque chose vous attire », est-ce que cela vous amènerait sur vos genoux, le fait que le Seigneur mette soudainement devant vos yeux la ruine dont vous n'aviez même pas conscience?

 

Et pour vous dire la vérité, oui, je rends grâce à Dieu pour l'onction et les chants de ce soir, je rends grâce à Dieu pour la louange qui a jailli de si nombreux cœurs sanctifiés vivant dans l'alliance avec le Seigneur, mais la vérité et la grande question sont que, en toute honnêteté, il se trouve parmi nous une multitude qui est en train de changer et ils ne le savent pas !

 

Vous avez perdu votre feu !

 

Publié dans ARTICLES D. WILKERSON

Commenter cet article