Il se fait vraiment des miracles

 

« Je ne suis pas une femme ayant une grande foi, je n'ai qu'une petite foi en un grand Dieu » (Kathryn Kuhlman)

 

Une réunion  avec l'évangéliste Kathryn Kuhlman

 

Dix heures, un dimanche matin dans la ville de Los Angeles, le jour d'un service de miracles. Je me tenais sur le trottoir à côté du Shrine Auditorium contenant sept mille places et je pouvais à peine en croire mes yeux. Quoique la réunion ne dût pas commencer avant deux heures, les trottoirs et les porches étaient bondés de gens qui attendaient. Des jeunes gens aux longs cheveux et à la barbe négligée étaient côte à côte avec des dames distinguées, arrivées en limousines conduites par leurs chauffeurs. Il y avait là des ménagères des faubourgs, des hommes d'affaires, des personnalités de Hollywood, des jeunes couples accompagnés d'enfants, des docteurs, des infirmières et, toujours présents, des malades. Plusieurs étaient venus en avion de Seattle, de Portland, de Las Vegas, de Houston, de Denver. Comme je l'ai appris, certains venaient chaque mois de Hawaï et de la Colombie britannique.

 

Des bus loués venant de centaines de kilomètres à la ronde arrivaient chaque instant et leurs passagers se tenaient groupés, portant des insignes pour indiquer leur lacalité - Santa Barbara, San Diego, Sacramento. Plus de cinquante bus arrivèrent avant le commencement du service.

 

Je voyageais d'un bout à l'autre du bloc hochant la tête d'incrédulité.

 

J'étais à Los Angeles pour observer une réunion de miracles que tenait régulièrement Kathryn Kuhlman. Aujourd'hui, alors que le golf et le lac font concurrence à la plupart des églises, dont les membres deviennent rares le dimanche matin - certaines n'allument même pas leurs lumières le dimanche soir - les réunions de Kathryn Kuhlman sont toujours bondées et la plupart des gens doivent rester debout.

 

J'en avais découvert le secret, un mois plus tôt, lorsque je me tenais sur les marches de l'ancien Carnegie Hall à Pittsburgh, qui est le centre de Kathryn Kuhlman, attendant la réunion du vendredi matin. J'avais parlé à différentes personnes qui n'auraient, pour rien au monde, manqué cette réunion. Ceux qui sont en santé viennent pour prendre part à la joie de l'amour et de la miséricorde de Dieu. Et, naturellement, il y avait ceux qu'on avait amenés, des désespérés physiques qui attendaient et priaient pour leur miracle personnel.

 

La foule de Pittsburgh était semblable à celle de Los Angeles. J'ai vu des bus loués de l'Ohio, Kentuc W, de l'Ontario et de la Virginie parqués à côté de cadillacs du Delaware. Je parlai à un groupe d'étudiants en théologie de Harvard Boston, venus pour observer et se moquer, mais qui repartirent croyants. Il y avait là des malades en grand nombre. Une femme assise sur une chaise longue à côté du bâtiment me dit qu'elle était là depuis l'aube. Elle était venue par le bus d'Indianapolis, voyageant toute la nuit, espérant la guérison d'un cancer de l'estomac.

 

Je me frayai un passage à travers une quantité de chaises roulantes sous le porche de côté et je m'enfilai par la porte de derrière l'auditorium. Derrière la plate-forme dans un petit couloir, Kathryn Kuhlman allait et venait, son visage levé en prière inaudible, ses lèvres seules se mouvant, complètement oublieuse de ceux qui l'entouraient, elle parlait avec Dieu. Lorsqu'elle me vit enfin nous échangeâmes une courte salutation. En hochant la tête je fis une remarque concernant ce que je venais de voir sur les marches d'escalier. « J'ai vu un enfant... » Elle m'interrompit avec compassion, « S'il vous plaît », expliqua-t-elle, «J'ai un service devant moi ». « Personne ne sait mieux que moi », dit-elle, d'une voix chargée d'émotion, « combien je suis sans puissance, combien je suis dépendante de la miséricorde du Seigneur, pour aider ces chères personnes. Mais la puissance de Dieu est au-delà de notre compréhension, au delà de notre foi la plus forte, et au-delà de nos plus grandes prières. » « Venez avec moi », me dit-elle soudain. Saisissant ma main, elle me conduisit vivement vers la petite porte qui s'ouvrait sur la plate-forme. « Là ! voyez ces trois marches. Voyez cette poignée noire de la porte. Je meurs de mille morts chaque fois que je monte ces marches, que je toume cette poignée et marche vers la plate-forme. Il y a là des milliers de personnes désespérées venues pour être guéries, pour trouver Dieu. Mais je ne puis rien leur donner. Seul le Saint-Esprit peut le donner. Je me tiens là et vous ne pouvez vous représenter comment je me sens en ouvrant cette porte. Je sais que des gens sont venus d'une grande distance. Je sais que c'est leur dernier espoir. Je n'ai pas la puissance de guérir. Tout ce que je puis faire c'est leur rappeler la grandeur de Dieu et qu'Il est toujours le Tout-Puissant. Je ne suis que l'instrument qui Lui est livré. Dieu fait le reste. La semaine passée... non, c'était il y a deux semaines, un homme vint ici derrière avant la réunion. Nous essayons d'empêcher les gens de venir ici avant le service, sans cela ils m'écraseraient. Il vint et me demanda de prier pour son oreille qui avait un cancer. Je n'ai jamais entendu un homme sangloter... pleurer... pareillement. Il ne priait pas mais il pleurait. Nous avons fait une simple prière et il s'en est allé. »

 

Le visage de Miss Kuhlman rayonnait, elle continua : « La semaine passée il était de nouveau là et son oreille était aussi rose, aussi belle que possible. Cela, c'est la puissance de Dieu », dit-elle, et elle partit dans une prière de reconnaissance. Elle retourna dans ce long couloir, les mains levées et priant pour l'onction de Dieu avant que ne commence la réunion.

 

Je sortis par une porte qui me fit passer de l'estrade dans l'immense auditorium de Los Angeles, déjà bourdonnant d'activité. Environ trois cents membres du choeur étaient à leur place, répétant leurs morceaux avec énergie et harmonie. La musique a une grande place dans les services de Kathryn Kuhlman. Arthur Metcalfe, un musicien distingué, docteur en philosophie de Saint-Olaf, dirige le choeur. Il croit, sagement, que la musique peut atteindre le coeur aussi bien que l'esprit et il offre un grand choix de musique évangélique ainsi que du Mendelsohn et du Bach.

Charles Beebee, organiste, depuis longtemps avec Kathryn Kuhlman, était à son clavier. Je savais qu'il accompagnerait tout le service d'une musique appropriée. A l'un des pianos à queue était assis Tom Murray, un alerte et jeune musicien. J'appris qu'il s'était engagé volontairement pour chanter dans le choeur, il y avait quelques mois de cela. C'était avant que le Dr Metcalfe eût découvert qu'il était un des plus brillants organistes de concert en Californie et le gagnant de plusieurs concours nationaux. Quand on lui proposa de jouer à l'un des pianos, il consentit humblement, mais refusa d'être publiquement nommé.

 

Même avant que les portes soient ouvertes au public, l'atmosphère de ce grand auditorium était chargée d'émotion. La section des chaises roulantes était presque pleine. (Ceux qui étaient sur des brancards ou des chaises roulantes pouvaient entrer plus tôt que les autres par une porte de côté.) Des simples employés d'estrade aux membres du choeur, tous semblaient s'attendre à ce que de grands miracles se produisent avant que l'après-midi soit écoulée.

 

Je pris un siège sur la plate-forme parmi plusieurs personnes distinguées. Soudain les portes s'ouvrirent. Les gens se pressaient comme de l'eau par une écluse. Ils couraient à travers les couloirs pour être tout devant. Les gardiens essayaient de les calmer mais en vain, c'était comme une marée humaine remplissant le parterre, puis montant la première, la seconde et la troisième galerie. En dix minutes, ce vaste auditorium était rempli. C'était incroyable.

 

Le Dr Metcalfe revint sur la plate-forme. Le choeur « éclata », c'est le vrai mot, chantant : « Le feu de Pentecôte. » Ils ne chantaient pas simplement, c'était des exclamations joyeuses et harmonieuses. La musique donnait à faire vibrer les murs, et résonnait dans ma tête. Après plusieurs choeurs il y eut le traditionnel : « Il me toucha ».., qui est devenu un refrain coutumier parmi tous ceux qui connaissent le ministère de Miss Kuhlman. Un homme trapu d'âge moyen, les traits tendus, se pencha de sa chaise roulante, près de l'estrade, et chuchota à sa femme : « C'est son chant.., celui de Miss Kuhlman. La voici...»,

 

Soudain une personne élancée en robe de soie verte, apparut sur la plate-forme. Ses longs cheveux châtainroux brillaient sous les lumières. Son sourire était captivant, elle semblait émettre de l'électricité. L'assemblée éclata en un tonnerre d'applaudissements, c'était une démonstration spontanée de son amour pour elle. L'ovation cessa brusquement tandis qu'elle dirigeait la foule se tenant debout dans son chant : « il me toucha - Oh, Il me toucha Et oh, la joie qui inonda mon âme Il se passa quelque chose et maintenant je sais Il m 'a touché - et je suis guéri. », On le chanta une fois, deux fois, encore et encore. Ceux qui ne connaissaient pas les paroles ni la musique furent bientôt entraînés dans le chant. Oubliant que j'étais là en tant que journaliste, je me mis à chanter avec tout le monde. Une puissante vague de fond de louange s'élevait.

 

Puis Miss Kuhlman cessa de chanter et se tenant en face de cette grande foule, les bras étendus, son visage levé, les yeux fermés, ses lèvres remuant en prière tandis que nous continuions de chanter. Des rayons de lumière semblaient rayonner de sa face. Elle paraissait perdue en communion avec Dieu. Elle s'avança et, de sa riche voix de contralto, elle entonna un nouveau refrain, « De tout mon coeur, alors s'élève un chant... » Les musiciens accompagnaient attentifs à chaque nuance, puis nous firent chanter : « Que Tu es Grand. » Partout dans l'auditoire les gens levaient leurs mains en chantant. La liberté régnait, la liberté d'élever son âme vers le Créateur. Liberté pour louer le Seigneur. Liberté pour recevoir le Saint-Esprit. Je me rendis compte que le beau jeune Mexicain, à ma gauche, doué d'une belle voix de baryton, ne chantait plus en anglais. Il chantait en espagnol - louant Dieu dans sa langue natale - ses yeux étincelaient tandis que sa voix s'accordait avec les milliers d'autres.

 

Puis Miss Kuhlman demanda un moment de prière silencieuse. L'orgue soulignait chacune de ses paroles d'une douce musique. « Il y a de la puissance dans le nom de Jésus », dit-elle doucement dans le microphone. Et tandis qu'elle parlait un profond et saint silence s'étendit sur l'immense assemblée, interrompu seulement ça et là par une douce exclamation étouffée de : « Cher Jésus ! » ou « Loué soit Dieu ! » Elle continua : « Nous savons, Père, que des miracles se passeront ici aujourd'hui. Nous sentons la présence bénie du Saint-Esprit. Nous promettons de Te donner toute la louange, toute la gloire pour ce qui va se passer ici. Verse sur nous Ton Esprit pour l'amour de Jésus... ! »

Après la prière, elle se fit familière. Elle salua amicalement toute la congrégation et demanda : « D'où venez vous ? Criez-le ! » Presque chaque Etat de l'Union était représenté, ainsi que le Japon, la Finlande, la Hollande, le Brésil, la Jamaïque, la Nouvelle-Zélande, les Indes, l'Arabie, le Panama, la Grèce, l'Allemagne, la France...« France ? dit-elle en riant, j'espère que vous reviendrez et ramènerez M. de Gaulle avec vous.» Tout le monde se mit à rire. « Savez-vous, continua Miss Kuhlman, si les nations unies se réunissaient au nom de Jésus comme nous le faisons, il n'y aurait plus de guerre. » La foule applaudit.

Il y a encore autre chose que j'ai découvert dans les réunions de miracles. Elles sont pénétrées de rires. Kathryn Kuhlman ne croit pas à une religion triste. Parfois son sens de l'humour révèle un esprit paisible qui fait sourire l'auditoire. Mais tout est spontané. Jamais elle ne raconte d'histoires comiques. « Savez-vous, dit-elle, la chose la plus étonnante est arrivée. » Elle s'arrête pour mieux marquer le reste. « Je viens de découvrir que trois jeunes gens du navire « Enterprise» ont volé de San Diego uniquement pour assister à ce service. Où êtes-vous, camarades ? Où que vous soyez, venez ici sur la plate-forme. Nous désirons vous faire honneur. » De trois points différents de cette énorme assemblée trois beaux jeunes aviateurs de la marine convergèrent vers la plate-forme. Ils paraissaient visiblement embarrassés de cette reconnaissance inattendue et se tenaient là, souriant timidement, tandis que Miss Kuhlman les faisaient s'approcher du microphone. « C'est grâce à ces hommes que nous sommes tous ici. Sans eux et des milliers d'autres avec eux qui sont prêts à risquer leur vie pour défendre notre grande nation, nous ne pourrions être ici réunis en toute liberté. Je désire ajouter que nous sommes fiers de nos hommes dans les forces armées... » Elle fut interrompue et sa voix fut finalement étouffée par le tonnerre d'applaudissements de l'auditoire.

 

Elle s'avança vers les trois hommes et plaça ses mains sur leur tête, priant pour eux. Immédiatement, deux des huissiers se firent un chemin venant des ailes de la salle et se précipitèrent à l'endroit où se tenaient les jeunes gens. Ils savaient, par expérience, que lorsque Miss Kuhlman prie pour les gens dans de pareilles circonstances, la puissance de Dieu tombe d'une façon si mystérieuse que ceux pour lesquels on prie s'écroulent simplement*. Bien sûr, lorsqu'elle commença à prier pour eux, ces jeunes gens s'effondrèrent. Saisis par les huissiers diligents, ils furent doucement étendus sur le sol. Un grand soupir s'éleva de la foule et Kathryn Kuhlman se tourna et revint au centre de la scène, secouant la tête et gardant les mains en l'air. Elle paraissait complètement surprise de la puissance de Dieu.

 

Je surveillais l'expression du visage d'un jeune ophtalmologue de l'UCLA, invité sur l'estrade comme observateur. Auparavant il m'avait dit qu'il était ému par les guérisons réelles dont il avait été le témoin lors d'une autre rencontre, mais qu'il était encore troublé par ces effondrements sous la puissance. Il me jeta un coup d'oeil à travers la scène et nos regards se croisèrent. Il secoua la tête et haussa les épaules en signe de consternation. (Moins de vingt minutes après, ce même docteur était étendu de tout son long sur le plancher, terrassé par la puissance quand Miss Kuhlman eut prié pour lui.)

 

« Laissez-moi vous dire ce qui arriva il y a quelques semaines. J'aimerais que vous puissiez faire la connaissance de mon nouvel ami, Gordon Wilson. Ce jour-là il était dans le service de miracles et il avait conduit sa voiture venant d'une petite ville à 80 kilomètres à l'ouest d'Ottawa au Canada. Et pas seulement cela, il avait amené quatre femmes avec lui, toutes des estropiées et l'une d'elles dans une chaise roulante. Non seulement cet homme fut guéri d'ulcères saignants, mais chacun dans cette voiture reçut une bénédiction par guérison - et une des dames était la femme de l'un des deux docteurs de ce petit village canadien. » Cela causa un moment d'émotion dans l'assemblée et je pouvais entendre des gens disant « Dieu soit loué ! » et « Hallelujah ! »

« Mais attendez », continuait Miss Kuhlman, la voix plus vive, mais encore calme. « Ce n'est pas la chose la plus étonnante. La chose stupéfiante. c'est que M. Wilson retouma dans l'Ontario, qu'il loua un bus et amena le bus rempli complètement, la semaine suivante. Et depuis lors, il semble que la moitié de la population de cette précieuse petite ville ait été à Pittsburgh pour un service de miracles. » La foule s'unit dans l'allégresse et les applaudissements.

« Mais Pittsburgh n'est pas le seul endroit où les gens sont guéris », continua-t-elle. La foule murmura son approbation. « Aujourd'hui, je veux que vous fassiez la connaissance de quelqu'un de très spécial à mon avis.., seulement pour vous montrer que ceux qui sont guéris demeurent guéris. » Une femme au doux visage, vêtue d'un habit bleu sombre, s'avança sur la plate-forme, tenant en l'air une paire de béquilles. Sa face était rayonnante. « Dites-leur ce qui est arrivé, ma chère », lui dit Miss Kuhlman. « Quand je suis arrivée au service le mois passé, je ne pouvais pas marcher sans béquilles » dit-elle, d'une voix claire mais tremblante d'émotion. « J'ai été opérée douze fois à un pied et quinze fois à l'autre. Les chirurgiens ont enlevé les phalanges, et les autres os aussi. Les plantes des pieds furent reconstruites au moyen de la chair prélevée sur mon abdomen. »

 

« Vous voulez dire que vous marchiez sur votre abdomen ? », demanda Miss Kuhlman en riant. « Eh bien oui, mais pas sans béquilles. C'est à peine si je pouvais supporter le contact du plancher, si grande était la souffrance. Maintenant je peux faire ceci. » De son pied elle frappa le sol avec force. L'assemblée applaudit.

 

Miss Kuhlman se tourna vers un monsieur distingué se tenait sur la plate-forme, derrière elle.« Dr Biery », dit-elle. « Vous avez examiné cette dame le mois passé pendant la réunion. En tant que docteur médical, que dites-vous de ceci ? » Le Dr Martin L. Biery, spécialiste en chirurgie générale depuis trente ans, avec ses licences en médecine de l'Université du Michigan et de l'Université de l'Etat du Michigan, s'avança jusqu'au microphone. « Quand j'ai examiné cette dame j'ai trouvé exactement comme elle l'a dit, que de fait tous les os du pied manquaient, cela rend impossible une marche normale et il devrait en résulter une grande souffrance et faiblesse. Mais quand je l'ai examinée après sa guérison il n'y avait ni douleur, ni réaction du tout. Si cela n'avait été qu'une rémission passagère et non pas une guérison, les douleurs devraient être revenues à ce jour. »

« Montrez-nous que vous pouvez marcher », dit Miss Kuhlman. La femme traversa la plate-forme, frappant le sol du pied par intervalles de manière décidée. « Qu'en dites-vous, Dr Biery ? », demanda Miss Kuhlman. « Cela, répond-il, doit venir de Dieu. » « Oui, cela doit venir de Dieu », dit gentiment Miss Kuhlman. Puis elle leva les yeux et pria : «Cher Jésus, tout ce que nous pouvons dire c'est : je Te remercie, merci un million de fois. »

Là-dessus, la dame qui avait été guérie pleurait. Le Dr Biery pleurait. Miss Kuhlman pleurait. Et moi aussi, j'essuyais mes yeux avec mon mouchoir.

 

L'instant d'après nous riions tandis que Miss Kuhlman décrivait un incident qui avait pris place, peu de temps auparavant, à Pittsburgh. « A mon insu, nous avions dans notre réunion de mirades un prêtre catholique venant de New York Quelque chose lui arriva pendant ce service - quelque chose de merveilleux. Voici comment il s'est exprimé dans une lettre qu'il m'adresse : « Chère Miss Kuhlman : Toute la louange au Père éternel, Louange à Jésus-Christ, Louange au Saint-Esprit car l'Esprit est venu à moi. J'ai pleuré comme je n'ai jamais pleuré, et j'ai ri comme je n'ai jamais ri, et j'ai loué comme je n'ai jamais loué, et j'ai poussé des cris comme je n'ai jamais poussé des cris tout ceci dans ma voiture, ce matin, alors que j'étais en route retournant à la maison. »

 

« Peu de temps après, continua-t-elle, il m'écrivit de nouveau, m'invitant à tenir des réunions dans sa ville. Il disait : « Je regrette qu'il ne me soit pas possible de vous inviter à prêcher dans mon église. Mais si vous voulez venir, je louerai l'auditorium pour vous. Je vous soutiendrai à fond afin que d'autres puissent expérimenter ce que j'ai moi même expérimenté ! » Miss Kuhlman ajoute avec une pointe de plaisanterie : « Cela me rappelle la petite fille catholique qui vint au service de miracles avec sa mère et lui dit : « Oh ? maman, Miss Kuhlman ne ferait-elle pas un merveilleux Père ? » 

Puis elle redevint très sérieuse. Sa voix était basse et quelque peu altérée ; c'était presque un murmure. « Il y a ici une belle présence du Saint-Esprit aujourd'hui. Cela devait être quelque chose de pareil dans l'Eglise primitive quand le Saint-Esprit commença de descendre sur les premiers chrétiens alors qu'ils s'assemblaient pour adorer. La lumière de l'amour de Dieu est dans ce lieu. Mais dehors il fait sombre, et il fera plus sombre encore. Il y a tant de haine là-dehors, tant de malentendus. Et le seul espoir c'est l'amour de Dieu. C'est pourquoi vous êtes ici aujourd'hui, pour voir l'amour et la puissance de Dieu au travail dans ce lieu. Vous ne traverseriez pas la rue pour voir Kathryn Kuhlman, je le sais. Je ne sais pas prêcher, je ne sais pas chanter. Je peux seulement vous aimer. »

 

Les larmes roulaient sur ses joues et la plupart d'entre nous avaient aussi les yeux humides. Cependant, ce n'était pas de l'hystérie. Nos coeurs étaient vraiment touchés et émus, mais l'émotion était trop profonde pour s'exprimer, Elle chuchotait maintenant. « J'aime Dieu de toutes les fibres de mon être et je sais qu'ici aujourd'hui le Saint-Esprit agit doucement... doucement... » Tous les yeux étaient fixés sur cette figure isolée au centre de la scène. Chaque oreille était tendue pour saisir ces mots brûlants. Même les accès de toux et les mouvements dans les sièges avaient cessé. 

« Là-dessus », dit-elle soudain en montrant du doigt un endroit sous la galerie. « Là quelque part, quelqu'un vient de recevoir la guérison de l'asthme. Je ne sais qui vous êtes, mais vous êtes venu à cette réunion avec un asthme sifflant et il vient de disparaître. L'Esprit témoigne à mon esprit que vous venez d'être guéri. 

Maintenant l'assemblée vibrait dans l'attente.

« L'oreille de quelqu'un vient justement de s'ouvrir il n'y a pas plus d'une minute. » (Miss Kuhlman ne peut expliquer comment elle connaît les personnes et les maux dont elles sont guéries. Mais c'est un fait. Les aides savent que lorsqu'elle annonce une guérison, il y en a vraiment une qui vient de se produire. «Je sais cela, dit-elle, mais je ne prétends pas comprendre pourquoi et comment je le sais. »)

Maintenant il y avait beaucoup de mouvement dans la salle, car les gens commençaient à se lever et à proclamer leur guérison.



« Du diabète est guéri. A ma droite sur la première galerie, quelqu'un a été guéri du diabète. Ne soyez pas effrayé, ce qui se passe maintenant dans votre corps est sumaturel.»



« Et une grosseur, une tumeur a disparu de la nuque de quelqu'un. Une personne là-haut au deuxième balcon. Sentez derrière votre cou, la grosseur a disparu. »

 

« Un cas grave de sinus est guéri instantanément. Vous avez subi une sorte d'opération dans le nez ces derniers deux mois, mais cela n'a servi à rien. Maintenant ce sinus est complètement guéri. »

 

« Là un coeur a été guéri. Un homme avec le coeur à moitié mort vient d'être guéri. » « Un oeil aveugle s'éclaircit et la vision est restaurée tandis que je parle. Là à ma gauche, sur la galerie » 

« Et là, il y a un homme, un homme âgé, là au fond » ; elle indiquait sa gauche. il est guéri d'une douloureuse prostate. L'opération ne sera plus nécessaire. Dieu en a pris soin juste maintenant. »« Oh ! aujourd'hui, il y a une telle puissance », s'exclama-t-elle. La puissance de Dieu est partout. Elle est si forte que je puis à peine me tenir sur mes pieds »

 

Beaucoup de personnes s'étaient assemblées des deux côtés de la plate-forme afin de rendre témoignage de leur guérison. Un aide annonça que la première personne était celle dont Miss Kuhlman avait annoncé la guérison de l'asthme. D'autres témoignèrent qu'ils étaient assis à la place indiquée et avaient été guéris du mal que Miss Kuhlman avait décrit exactement. 

« Qu'est-ce que cela ? », s'exclama-t-elle, tandis qu'une assistante escortait une jeune femme sans souliers, jusqu'au premier rang. La femme pleurait beaucoup. L'aide, une grande et digne femme, s'avança au microphone. « Miss Kuhlman, cette femme a été dans une chaise roulante depuis deux ans. Elle est venue au service dans sa chaise et voyez-là maintenant » « Dans une chaise roulante ! », s'exclama Miss Kuhlman, étonnée elle-même de la grandeur de ce miracle « C'est la première fois que je vois cette personne. Elle a été guérie et nul ne l'a su sauf le Saint-Esprit. » « Dites-moi, ma chère. où allez-vous à l'église ? » « Je suis une baptiste du sud », déclara-t-elle entre deux sanglots. « Une baptiste, et une du sud encore ! Si Dieu peut guérir une baptiste, Il peut guérir n'importe qui ! » 

Une vague de rire souleva l'assemblée. Ici je découvris encore autre chose concernant la guérison. Il me paraissait n'y avoir aucune règle et, ce qui était surprenant, la plupart des guéris provenaient de grandes églises et dénominations, plutôt que des branches pentecôtistes. 


Des catholiques, des juifs et même des agnostiques reçoivent les bénédictions de Dieu aussi bien que des fondamentalistes.

 

Miss Kuhlman pointe sans hésiter la prophétie, « ... et dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai mon Esprit sur toute chair... Actes 2 : 17.» 

Miss Kuhlman, questionnant encore la jeune femme qui était sortie de son fauteuil roulant, lui demanda : « Votre mari est-il ici ? » La femme fit signe que oui, indiquant un endroit dans l'auditoire. « Bien, appelez-le ici », sourit Miss Kuhlman. « Robert :!», cria la femme dans le microphone. Un homme descendit le couloir en hâte. Il monta trois marches à la fois et entoura sa femme dans ses bras, la soulevant du plancher et mettant sa tête sur son épaule. Ils pleuraient tous deux. Le Dr Robert Hoyt, professeur en pathologie, était assis à côté de moi sur la plate-forme. Il se tourna vers moi et chuchota : « Maintenant vous voyez pourquoi je participe à ce ministère. Pour rien au monde je ne voudrais manquer un de ces services. » Trop ému pour répondre, j'acquiesçai de la tête. « Apportez sa chaise roulante », dit Miss Kuhlman, et avec un éclair d'humour elle fit asseoir le mari dans la chaise et dit à la jeune dame de l'emmener ainsi. L'auditoire approuva bruyamment.

 

Une jeune Arabe fut amenée au microphone par un aide : « Miss Kuhlman, cette jeune femme est venue en Amérique pour y être opérée d'un oeil. Un ami l'a invitée à assister à ce service avant d'entrer demain à l'hôpital. Maintenant sa vue est parfaite. » « Est-ce bien ainsi ? ». demanda Miss Kuhlman à la jolie dame à la peau brune. « C'est juste, dit la jeune femme, cherchant ses mots et parlant avec un fort accent. J'avais un caillot de sang sur le nerf optique mais maintenant je vois parfaitement. Je ne comprends pas. Qu'est-il arrivé ? »

 

Miss Kuhlman appela un autre médecin sur la plateforme, la doctoresse Viola Frymann de La Jolla. Californie, pour examiner la femme. La doctoresse Frymann fit un rapide examen des yeux puis recula et levant ses doigts elle lui demanda de les compter. « La vision de cette femme est apparemment normale, expliqua la doctoresse Frymann à l'assemblée. « Dans des conditions normales. un caillot de sang sur le nerf optique ne s'en va pas tout seul. » 

Un homme d'âge moyen, de l'Etat de Washington, témoigna qu'une infection au dos avait rongé une vertèbre de sa colonne vertébrale et qu'un disque lui avait été ôté trois mois auparavant. Il avait de violentes douleurs lorsque le service commença mais il fut instantanément guéri au moment où Miss Kuhlman annonça qu'un homme souffrant de l'épine dorsale était guéri. Il démontra qu'il pouvait maintenant se baisser et s'étendre facilement dans toutes les directions. Le Dr Biery expliqua : « Ce que cet homme vient d'expérimenter est médicalement impossible. Lorsqu'un disque vient d'être enlevé, tout mouvement cause une extrême douleur. Ceci doit être de Dieu. » Un homme âgé alla devant le micro, essayant visiblement de contenir son émotion. « Ma gorge, dit-il... il y a trente ans que je ne puis rien avaler sans extrême souffrance. Maintenant je suis guéri. » « Quand cela est-il arrivé ? », demanda Miss Kuhlman. « Il y a plus d'une heure », confessa cet homme. « Mais je craignais de dire quelque chose de peur que le mal ne revienne. Mais il est parti et je peux parler et avaler sans aucune peine. » « Quelle est votre profession ? », demanda Miss Kuhlman « Je suis à la retraite maintenant, dit-il, tremblant d'émotion, mais j'ai pratiqué la médecine pendant plus de quarante ans. »

 

Une jeune ménagère était la suivante de la rangée. Elle pleurait. « Qu'y a-t-il ? ». demanda Miss Kuhlman. « Il me faut arrêter de fumer », sanglota la jeune femme, « Fumer ? », dit Miss Kuhlman avec étonnement. « Je n'ai rien dit à propos de la fumée. Je ne prêche jamais sur ce sujet. Cependant vous désirez l'abandonner. Pourquoi ? » « Parce que je désire être pure », dit la femme, mais je ne puis m'arrêter. Elle fouilla dans son petit sac à main et en sortit un paquet de cigarettes écrasé et le posa sur la table. « Ne les posez pas là, dit Miss Kuhlman, jetez-les à terre, c'est là leur place. Dieu va vous ôter tout désir de fumer maintenant. » Elle posa les deux mains sur la tête de la femme et commença à prier. « Seigneur Jésus, remplis-la de Ton amour et de Ta puissance, qu'elle n'ait plus besoin de cigarettes... » Les genoux de la femme se plièrent et elle tomba sur le plancher.

 

Et on continua.

« Cet homme est un pasteur méthodiste », annonça Miss Kuhlman, en montrant un homme bien vêtu, d'âge moyen, se tenant à côté d'elle sur la plate-forme. Il a eu le courage de venir ici et de dire : « Miss Kuhlman, je n'ai pas la puissance du Saint-Esprit dans mon ministère et dans ma vie. S'il vous plaît, priez, dites à Dieu que je la veux. » Elle commença à prier et il tomba par terre. « C'est la puissance de Dieu », dit Miss Kuhlman. Quoiqu'il en soit, je n'ai rien à faire avec ce qui arrive, c'est la puissance du Saint-Esprit. S'il y a d'autres pasteurs ici aujourd'hui qui désirent avoir davantage de l'Esprit dans leur ministère, qu'ils s'approchent maintenant. » 

Immédiatement des hommes sortirent de leurs sièges et se dirigèrent vers la plate-forme. Les uns étaient en vêtements civils, d'autres en costume clérical, plusieurs avaient été mêlés incognito à la foule, craignant d'être reconnus comme ministres, mais maintenant ils voulaient recevoir la puissance de Dieu. La plate-forme fut bientôt remplie de pasteurs. Il y avait là des recteurs de l'église épiscopale, des pasteurs presbytériens et d'autres encore reconnaissant sans fausse honte leur besoin d'une expérience spirituelle plus profonde et leur soif d'une plus grande manifestation de la puissance de Dieu dans leur ministère, oubliant complètement que des membres de leur propre église étaient dans l'auditoire. C'était un tableau et une expérience inoubliables. Miss Kuhlman pria pour chacun.

 

Vint ensuite une jeune femme qui parla calmement à Miss Kuhlman. Celle-ci dit à la foule : « Cette jeune dame est professeur dans un collège du Texas, elle dit qu'elle désire être sauvée... et naître de nouveau. » , « C'est merveilleux d'être guéri, continua-t-elle, mais le grand miracle est le passage d'une vie des ténèbres à la lumière. Je ne me soucie pas de ne par voir un corps guéri tant que je sais qu'il y a des âmes sauvées. La guérison du corps n'est rien comparée à la guérison de l'âme. »

 

Il y eut un gros soupir dans l'auditoire, tandis que Miss Kuhlman s'approchait de la jeune femme et touchait doucement sa tête de la main. « Cher Jésus, pardonne ses péchés et baptise-la du Saint-Esprit. » Les jambes de la jeune femme se plièrent et elle tomba en arrière. Un aide la retint et la déposa gentiment par terre où elle resta couchée, les bras levés au ciel, de ses lèvres sortait un langage étrange et mélodieux. «Je crois au parler en langues tel que celui-ci, n'est-ce pas ?», dit Miss Kuhlman. L'assemblée murmura son approbation, étant frappée de ce qui se passait sur la scène. 

Il était presque cinq heures. Le service avait duré plus de trois heures et je pouvais voir bien des personnes debout dans le vestibule et sur les marches, avançant leur tête pour voir ce qui se passait dans l'auditorium bondé. J'ai entendu dire que le mois passé, plus de trois mille personnes n'avaient pas trouvé de sièges.

 

Je compris que Miss Kuhlman dirigeait le service vers son niveau le plus élevé. Nous approchions de ce qu'elle considère comme la partie la plus importante de son ministère, « Je crois que le sang de Jésus-Christ est suffisante pour l'expiation des péchés », déclara-t-elle d'une voix retentissante. « La guérison du corps, si merveilleuse soit-elle, vient après la guérison de l'âme. « Si vous n'êtes pas encore nés de nouveau, si vous n'avez jamais goûté la joie du salut, si vous n'avez pas encore livré totalement votre vie au Fils de Dieu, JésusChrist, j'aimerais que vous le fassiez maintenant.» Jésus a dit : « Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi, » Et ils vinrent.

 

L'orgue joua un refrain et les couloirs se remplirent de monde de tous les points du grand auditorium. Les âgés, ceux d'âge moyen et les jeunes, tous venaient, certains pleuraient, d'autres avaient le visage rayonnant comme s'ils avaient déjà trouvé le salut en marchant. Quelques-uns s'avançaient rapidement, les mâchoires serrées, comme craignant de changer d'idée en hésitant. D'autres marchaient péniblement, semblant accablés d'un lourd fardeau. Ils remplissaient la plate-forme, encombrant les marches et les couloirs tout autour. Ils se pressaient pour être aussi près que possible de Miss Kuhlman afin qu'elle puisse poser ses mains sur leur tête et prier pour eux. Les visages tendus, ils se poussaient tous en avant afin d'être inclus dans la prière.

 

« Nous ne pouvons pas prononcer la bénédiction sur un tel service », dit Miss Kuhlman en s'adressant à ceux qui étaient restés à leur place. (Et il semblait qu'au moins la moitié de l'auditoire s'était avancée, se massant autour de la pIate-forme.) « Tout ce que je puis dire, ajouta-telle, en vous en allant, réjouissez-vous de toutes les merveilleuses choses que Dieu a faites ici aujourd'hui. »

 

L'orgue puissant résonna et le choeur éclata en rendant avec ardeur : « Il est le Sauveur de mon âme », et Miss Kuhlman se détourna pour quitter la plate-forme. Elle passa à travers les chaises roulantes de ceux qui n'avaient pas été guéris, elle pria pour le premier et ensuite pour d'autres, elle imposa les mains à des corps inertes gisant sur des brancards, elle pria aussi pour de petits enfants que lui tendaient des parents anxieux. Comme à regret, la foule commença à sortir. Certains restaient debout à leur place, le visage levé vers Dieu, perdus en prière, d'autres échangeaient des salutations.

 

Un homme âgé, qui avait été guéri d'une difformité spinale, se tenait dans un couloir regardant autour de lui avec une admiration respectueuse. « N'est-ce pas merveilleux ? », dit-il, lorsque je passai près de lui. « Que voulez-vous dire ? », demandai-je. « Cet amour ! Vous pouvez le sentir partout ici, n'estce pas ? » Il continuait de regarder autour de lui émerveillé. Et c'était vrai. Comme quelqu'un l'a fait remarquer : « Kathryn Kuhlman n'est pas un guérisseur par la foi, elle est une guérisseuse par l'amour. »

Comme je quittais ce vaste auditorium encore surchargé de la puissance de Dieu, je me demandais où j'avais passé toute ma vie ? Je pensais à toutes les années dans des églises où les membres rejetaient avec mépris l'idée que Dieu était mort, et vivaient cependant comme s'ils participaient à Ses funérailles chaque dimanche. Une quantité de noms passaient dans ma mémoire, des amis malades, des pasteurs, des chrétiens, des sceptiques, des bien-aimés. Comme j'aurais aimé partager cette expérience avec eux ! Désormais, ma vie ne sera plus jamais la même.

 

Jamie Buckingham (reporter) Eau Gallie, Floride

*Le phénomène de l'effondrement de personnes quand Miss Kuhlman leur impose les mains ou prie pour elles, a caractérisé son ministère dès le début. Elle admet promptement qu'elle n'en a aucune explication sinon en disant que c'est la puissance du Saint-Esprit. Pour confirmer elle cite l'Ecriture : Actes 9 parle de Saul faisant une rencontre face à face avec l'Esprit de Christ et tombant à terre sur la route de Damas : Matthieu 17 raconte l'histoire des trois apôtres sur la montagne de la Transfiguration qui ne purent se tenir debout dans la présence de Dieu. Une recherche plus étendue montre que le même phénomène accompagna plusieurs des grands évangélistes dans l'histoire tels que Charles G.Finney, Peter Canwright et Dwight L. Moody. « Tomber sous la Puissance » prévalait aussi dans quelques-uns des grands réveils mondiaux, tels que le Grand Réveil (1740-55) avec George Whitefield, et le réveil du Pays de Galles (1902) avec Evan Roberts.

"Extrait de Dieu agit encore" K.Kuhlmann - Editions Oméga (1995)